Infarctus : les femmes en première ligne
Infarctus chez les femmes : symptômes différents, diagnostic tardif, risque de décès plus élevé. Le Dr Benoît Lequeux, cardiologue, tire la sonnette d’alarme.
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On le croit rare, passager, bénin… Pourtant, le zona est tout sauf anodin. Cette maladie, souvent douloureuse, est liée à un virus attrapé bien plus tôt dans la vie. Peut-on l’éviter ? La reconnaître à temps ? La traiter efficacement ? Pour faire le tri entre idées reçues et réalité médicale, nous avons interrogé le Dr David Boutolleau, virologue au CHU Pitié-Salpêtrière (Paris) et responsable du Centre national de référence des herpèsvirus.
Impossible de développer un zona sans avoir eu la varicelle. Ces maladies sont les deux faces d’un seul et même virus : le VZV (virus varicelle-zona). « La varicelle correspond à la primo-infection par le VZV, généralement dans l’enfance, tandis que le zona est dû à la réactivation de ce virus à l’âge adulte », explique le Dr David Boutolleau.
Comme les autres membres de la famille des herpèsvirus, le VZV ne disparaît pas de l’organisme. Après la guérison de la varicelle, il reste tapi, à l’état de veille, dans les ganglions nerveux sensitifs. Des années plus tard, sous l’effet du stress, de la fatigue ou d’un affaiblissement du système immunitaire, il peut se réveiller et provoquer un zona.
Contrairement à la varicelle qui se manifeste par une éruption cutanée disséminée sur l’ensemble du corps, le zona reste localisé. Il n’affecte qu’un territoire nerveux bien précis, appelé dermatome. « La zone de l’éruption dépend du ganglion nerveux sensitif dans lequel le VZV se réactive. »
Le virus suit le trajet du nerf jusqu’à la zone de la peau correspondant à ce ganglion. Thorax (zona intercostal), abdomen, dos, parfois visage et cou : les zones touchées varient, mais l’atteinte reste quasiment toujours unilatérale. C’est d’ailleurs l’un des principaux indices pour poser le diagnostic.
Même si les signes annonciateurs de la maladie sont désagréables (sensation de brûlure, de picotement, etc.), c’est au moment de l’éruption que des douleurs, plus ou moins intenses, apparaissent. Celles-ci peuvent persister plusieurs semaines après la guérison, voire s’installer durablement.
« Au-delà de trois mois, on parle de névralgie post-zostérienne. Ces douleurs peuvent être difficiles à prendre en charge. Quand elles deviennent chroniques, le recours à un centre antidouleur est souvent nécessaire. »
Le risque de zona augmente avec l’âge, en particulier « à partir de 50 ou 60 ans », en raison du vieillissement naturel du système immunitaire. « La latence du virus VZV – autrement dit, le fait qu’il soit silencieux – est sous le contrôle des lymphocytes T. Or, avec le temps, ces cellules perdent de leur efficacité, ce qui augmente le risque de réactivation du virus. »
La vaccination constitue la meilleure protection. « Elle est très efficace pour réduire les risques de développer la maladie, mais aussi de souffrir de douleurs post-zostériennes. » Le vaccin (Shingrix) est entièrement remboursé par la Sécurité sociale et La Mutuelle Générale pour les 65 ans et plus, ainsi que pour les personnes immunodéprimées (patients greffés, vivant avec le VIH, etc.) ayant au moins 18 ans.
Le zona ne « s’attrape » pas dans la mesure où il s’agit d’une réactivation du virus varicelle-zona, contracté souvent des décennies auparavant. En revanche, « une personne qui a un zona peut transmettre la varicelle à une personne qui ne l’a jamais eue, mais il faut pour cela qu’il y ait un contact direct avec le liquide présent à l’intérieur des vésicules, ce qui, dans les faits, est assez rare », observe le Dr Boutolleau.
Encore faut-il agir rapidement, idéalement « dans les quarante-huit à soixante-douze heures après l’apparition des premiers signes ». Le traitement – un médicament antiviral par voie orale (valaciclovir) – freine la réplication du virus, limite l’extension des lésions cutanées et réduit les risques de complications. Il est particulièrement recommandé chez les patients immunodéprimés, de plus de 50 ans ou en cas de zona ophtalmique, une forme de zona pouvant entraîner des complications oculaires sérieuses.
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